Laurent Fabius a déclaré mercredi qu'il trouvait "extrêmement choquant" le projet de l'assurance-maladie de baisser le remboursement de certains médicaments pris en charge à 100% par la "Sécu" dans le cadre des affections de longue durée (ALD).
"Je trouve cela extrêmement choquant parce que concrètement de quoi s'agit-il? Il s'agit de personnes qui sont dans une situation très difficile puisqu'ils ont une maladie de longue durée (cancer, VIH) et il s'agit de ne plus rembourser leurs médicaments à 100% mais de faire passer le remboursement à 35%", a expliqué sur France-Inter le député de Seine-Maritime.
L'ancien Premier ministre socialiste a affirmé que le gouvernement cherche "à remplacer la solidarité nationale, c'est-à-dire la Sécurité sociale, par autre chose, qui fait appel davantage au financement privé".
"Seulement si les mutuelles paient, il faudra bien que les cotisations augmentent. Et ne pourront payer ces cotisations que ceux qui auront les moyens de le payer, donc c'est une remise en cause grave de la Sécurité sociale", a-t-il ajouté.
Mardi, le directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie (UNCAM), Frédéric Van Roekeghem, a proposé de transférer aux mutuelles le remboursement à 100% des médicaments permettant d'atténuer les effets secondaires des traitements curatifs des patients en ALD. La "Sécu" ne rembourserait que 35%. Cette propostion a provoqué un tollé.
Le nouveau plan d'économie de l'Assurance-maladie, dans lequel figure cette propostion doit être présenté jeudi devant le Conseil de l'UNCAM par M. Van Roekeghem. Le Conseil, dans lequel siègent les partenaires sociaux, se prononcera sur ce plan le 3 juillet. AP
"Je trouve cela extrêmement choquant parce que concrètement de quoi s'agit-il? Il s'agit de personnes qui sont dans une situation très difficile puisqu'ils ont une maladie de longue durée (cancer, VIH) et il s'agit de ne plus rembourser leurs médicaments à 100% mais de faire passer le remboursement à 35%", a expliqué sur France-Inter le député de Seine-Maritime.
L'ancien Premier ministre socialiste a affirmé que le gouvernement cherche "à remplacer la solidarité nationale, c'est-à-dire la Sécurité sociale, par autre chose, qui fait appel davantage au financement privé".
"Seulement si les mutuelles paient, il faudra bien que les cotisations augmentent. Et ne pourront payer ces cotisations que ceux qui auront les moyens de le payer, donc c'est une remise en cause grave de la Sécurité sociale", a-t-il ajouté.
Mardi, le directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie (UNCAM), Frédéric Van Roekeghem, a proposé de transférer aux mutuelles le remboursement à 100% des médicaments permettant d'atténuer les effets secondaires des traitements curatifs des patients en ALD. La "Sécu" ne rembourserait que 35%. Cette propostion a provoqué un tollé.
Le nouveau plan d'économie de l'Assurance-maladie, dans lequel figure cette propostion doit être présenté jeudi devant le Conseil de l'UNCAM par M. Van Roekeghem. Le Conseil, dans lequel siègent les partenaires sociaux, se prononcera sur ce plan le 3 juillet. AP