Le PS présente ses candidats aux européennes

Objectif : européennes. Le PS peaufine ses listes pour les élections de juin, qui doivent répondre à de stricts critères imposés par Martine Aubry, tout en reflétant le rapport de forces issu du congrès de Reims. Des ajustements apparemment dans la douleur, puisque le Bureau national du PS pour adopter ses listes, prévu vendredi vers 17 heures, n'a commencé ses travaux qu'à 21 h 45. Avant même la réunion, Gérard Collomb, maire PS de Lyon, a fustigé vendredi un PS qui "n'arrive décidément pas à procéder à sa rénovation". "On est sur un centralisme bureaucratique pour lequel d'autres partis ont péri par le passé", a lancé ce proche de Ségolène Royal. Les listes doivent être soumises samedi au Conseil national, le "Parlement" du parti. Ce dernier devait les adopter à huis clos - fait rare - avant un vote des adhérents le 12 mars.

Les listes devaient refléter les critères prônés par la première secrétaire Martine Aubry - rénovation, diversité, non-cumul des mandats, parité -, mais comme le confie un responsable, "il y aura beaucoup de grincements, de pleurs et de sang". "Il y a plusieurs centaines de candidats, et une centaine de départements. Cela crée des tensions, sauf à l'UMP où Sarkozy fait les listes. Ce n'est pas dans nos moeurs", s'amuse un autre. En 2004, le PS avait atteint 28,9 %, son meilleur score depuis les premières européennes en 1979, obtenant 31 des 78 eurodéputés français. Leur nombre total n'étant plus que de 72, les socialistes tablent sur quelque 23 à 24 députés.

Casse-tête

Autre casse-tête : les listes doivent refléter le rapport de forces interne. Les tenants de la motion Delanoë (25,2 %) revendiquaient six places éligibles, ceux de Benoît Hamon (18,5 %) quatre, les royalistes, arrivés en tête (29 %), sept à huit. "C'est un équilibre national, un troc et les grands équilibres entre les motions seront respectés", confiait un eurodéputé sortant.

Ainsi, Vincent Peillon, eurodéputé proche de Ségolène Royal, et figure du courant L'Espoir......
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# Posté le samedi 28 février 2009 07:18

PS

PS

# Posté le mercredi 14 mai 2008 12:20

Tonton

Socialisme(1971)

# Posté le samedi 05 avril 2008 06:12

Le FMI pessimiste pour la croissance américaine en 2008 et 2009

Le FMI pessimiste pour la croissance américaine en 2008 et 2009
Le Fonds monétaire international (FMI) va "réviser à la baisse" ses estimations de croissance publiées en janvier pour les Etats-Unis et ce en raison de la crise financière, explique son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, dans un entretien diffusé mercredi par le site Internet du Figaro. Il évoque aussi un sauvetage "national" des banques touchées par la crise, afin de "débloquer un système aujourd'hui totalement gelé".

"Les prévisions que nous allons publier dans quelques jours ne sont pas très bonnes", dit Dominique Strauss-Kahn à propos des Etats-Unis. Estimant que "pour le moment, la consommation se tient à peu près", il juge que "si la crise venait à atteindre le crédit à la consommation, les conséquences sur l'activité seraient considérables".

En janvier, le FMI tablait sur une hausse du PIB américain de 1,5 % en 2008, et de 4,1 % du PIB mondial. Mardi, une source du gouvernement allemand avait indiqué que la prévision de croissance du FMI pour les Etats-Unis avait été revue à la baisse à 0,5 %. Selon un document obtenu mercredi par l'agence Dow Jones Newswires, le FMI a abaissé ses prévisions de croissance économique mondiale pour 2008, citant ''la crise financière la plus importante aux Etats-Unis depuis la Grande Dépression''.

Selon le Financial Times Deutschland mercredi, le Fonds a aussi abaissé sa prévision de croissance de l'économie mondiale cette année à 3,7 %. Dans son édition de jeudi, le quotidien Les Echos cite les mêmes chiffres que le FMI, limitant la croissance à 1,3 % pour la zone euro. Toujours selon le FMI, celle des Etats-Unis serait de 0,6 % en 2009. Mercredi, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke a pour la première fois clairement évoqué la possibilité d'une récession aux Etats-Unis.

Dominique Strauss-Kahn déclare aussi que les prévisions du FMI "vont incorporer un recul des perspectives de croissance des pays émergents". "Notamment pour la Chine et l'Inde, dont les taux de croissance restent très élevés, mais qui seront néanmoins affectés par la crise."

"Dans la zone euro, la situation n'est pas aussi tendue qu'aux Etats-Unis. Mais la transmission de la crise financière au secteur réel commence à être sensible", ajoute-t-il. "Je ne crois pas à la thèse du découplage. Personne n'est immunisé. Je parle plutôt de décalage dans le temps", dit-il.

Interrogé sur un "sauvetage national des banques ou des emprunteurs aux Etats-Unis", il déclare : "On y réfléchit ici au FMI comme ailleurs." Pour Dominique Strauss-Kahn, "il n'y a pas de raison d'exonérer les actionnaires des banques. Il faut que ceux qui sont à l'origine de la crise en supportent une part du coût".

Mais "il y a un moment où les risques pour l'ensemble de l'économie sont tels qu'il faut prendre des mesures", affirme-t-il. Il souligne qu'il y "a des précédents", évoque le "sauvetage du Crédit lyonnais" en France, où l'on "avait séparé les bons actifs bancaires des mauvais". Pour autant, il estime qu'appliquer cette méthode "à l'échelle d'un pays est beaucoup plus difficile". "Et l'appliquer à l'ensemble de la planète serait encore plus compliqué."

A propos des monnaies, Dominique Strauss-Kahn rappelle que le "système est globalement très déséquilibré". Dans la situation économique actuelle, "des monnaies sont clairement sous-évaluées : le yen, le yuan par exemple". "D'autres sont sur le côté fort comme l'euro. D'autres sont en gros au niveau d'équilibre, comme le dollar."

"Mais le système est globalement très déséquilibré," ajoute-t-il. "Pour corriger ces déséquilibres, le besoin de consultations multilatérales est grand. Les réunions de printemps du FMI dans quelques jours a Washington y seront en partie consacrées."
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# Posté le samedi 05 avril 2008 06:03

"Crise économique ou crise financière ?" par Michel ROCARD

Au moment où j'écris cet article, la situation dans le monde économique a quelque chose d'étrange. La presse nous informe que les prévisions de croissance pour tous les grands pays développés sont révisées à la baisse : USA, Allemagne, France, Japon, il semble que tous soient concernés. Ces prévisions sont inférieures d'environ un demi point de pourcentage par rapport à celles faites de l'automne dernier seulement.

En même temps, la presse commente en termes sinistres une actualité uniquement bancaire et financière, en ignorant quasiment l'économie réelle, comme si la crise était et avait vocation à rester purement financière. Aux yeux de certains experts, la crise peut être résolue simplement en re-finançant les banques, et son impact sur l'économie réelle sera relativement limité.

C'est clairement l'avis de la Banque centrale européenne, qui injecte des centaines de milliards d'euros dans le système bancaire pour assurer la liquidité des banques. Mais, contrairement à la Réserve fédérale américaine, elle n'a pas baissé ses taux directeurs, ce qui importe le plus pour les entreprises et les ménages.

Pour d'autres experts, bien sûr, la dimension économique de la crise est évidente, et la menace de récession très réelle. Mais hélas, peu d'experts sont assez polyvalents pour parler avec une égale pertinence de la sphère financière et de la macroéconomie. Quels sont alors, pour le citoyen non expert mais observateur attentif, les faits à retenir ?

Il est utile de situer où en est l'économie mondiale aujourd'hui. L'échéance la plus lourde pour les remboursements des prêts hypothécaires subprimes, où l'on attend le plus de non paiements, vient au printemps 2008. Elle est donc devant nous et pas derrière : 1,37 millions de propriétaires américains ont déjà cessé de payer leurs hypothèques. En 2008, ils seront plus de trois millions.

En outre, la somme des titres bancaires menacés est non calculable. Elle serait de plusieurs centaines de milliards de dollars. Le total des actifs menacés dans les banques est beaucoup plus important encore, car les créances hypothécaires ont été mélangées avec des titres d'autre nature et ces « paquets » ont été vendus dans le monde entier. C'est au point qu'une filiale de la Deutsch Bank aux USA s'est vu l'année dernière refuser par un tribunal américain l'expropriation d'une maison, qu'elle requérait, faute de paiement des mensualités d'un prêt, faute à elle de pouvoir démontrer qu'elle en était propriétaire... le titre avait été cédé.

C'est maintenant le système mondial qui est infesté de paquets de titres dont la part de créances douteuses est grande, mais inconnue. Résultat : toutes les banques se méfient les unes des autres et ne se prêtent plus entre elles. C'est ce facteur qui ampute gravement les possibilités de crédits bancaires aux entreprises et va provoquer une grave diminution d'activité. Ainsi viendra la récession.

La masse des liquidités en cause est surprenante. Elle ne s'explique pas totalement par la création monétaire récente par les banques centrales. Depuis plus d'une vingtaine d'années, l'actionnariat, inorganisé et passif entre 1945 et 1975-80, s'est massivement structuré sous forme de fonds de pension, de fonds d'investissement, et de fonds d'arbitrage ou hedge funds. Les actionnaires sont maintenant présents de manière significative (majorités ou fortes minorités) dans toutes les grandes entreprises du monde développé.

L'actionnariat ainsi organisé pousse à la réduction de la masse salariale pour dynamiser la valeur de ses actifs. De fait, la part des salaires directs et indirects dans le PIB a diminué depuis 25 ans d'entre 8 et 11 % dans tous les pays concernés. En conséquence, le travail précaire et l'insécurité de l'emploi, presque inexistants entre 1940 et 1970, touchent plus de 15 % de la population du monde développé.

Le salaire réel moyen est stable aux USA depuis 20 ans, alors que 1 % de la population a récupéré la totalité de l'enrichissement que traduit une croissance de moitié du PIB pendant cette période. Cette évolution a dégagé partout d'immenses liquidités disponibles pour les activités immatérielles, le jeu, la spéculation. Pour la seule France et en 20 ans, 2 500 milliards d'euros ce qui annonce entre 30 000 et 60 000 milliards de dollars pour le monde entier, ont été enlevés au monde du travail et ajoutés à la sphère financière.

Cette évolution s'accompagne d'une immoralité croissante du système. Les rémunérations des grands patrons atteignent maintenant 300 à 500 fois le salaire moyen des gens qui travaillent sous leurs ordres, contre une quarantaine de fois pendant les 150 années qui ont précédé 1980. Dans le monde entier, le nombre d'entreprises en délicatesse avec la justice pour fraudes diverses est en augmentation inquiétante.

Le plus grave n'est pas là. Parce que la plupart des revenus des consommateurs stagnent, et diminuent à mesure qu'augmentent les remboursements immobiliers, la consommation doit obligatoirement chuter, et c'est de la croissance et de l'emploi en moins. Une récession, ne fera qu'augmenter le travail précaire et même le chômage et créer des tensions sociales qui n'aideront naturellement en rien à résorber pendant le même temps la crise financière. Les conditions sont réunies pour un enchaînement cumulatif vers une crise sociale et économique qui peut être grave, profonde et longue.

Or nous sommes en démocratie. Le système a besoin tous les quatre ou cinq ans d'être confirmé par le vote. Les troubles sociaux et économiques sont-ils en train de lui faire perdre sa légitimité, et de retirer toute viabilité aux élections ? Les mérite-t-il encore ?

L'évidence demeure que le capitalisme est davantage compatible avec nos libertés individuelles que ne l'a jamais été le communisme. L'évidence demeure aussi que le capitalisme est trop dangereusement instable pour n'avoir pas besoin d'une vigoureuse régulation publique. C'est pourquoi, après avoir été négligé pendant des années car considéré comme une option non-viable, il est temps pour le projet social-démocrate de revenir sur le devant de la scène politique.

Michel ROCARD
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# Posté le samedi 05 avril 2008 06:00